“ F L E U V E S S Y L V E S T R E S “
Ici, un cours d'eau souterrain,
une eau que l'on ne craint,
dont les rides contournent les méandres du temps.
Des lacets noueux, des fleuves endormis,
tracent leurs sillons sous l’écorce persévérante.
Des rivières inconnues,
suspendues dans leur course sauvage,
innombrables murmures millénaires.
Sous la surface, ce courant demeurre vivant,
pulsant doucement, comme un cœur
d’Homme amoureux,
On s'y attarde, on s’y noie,
dans les replis profonds de forêts,
le long du lit des rivières…